Gentlemen, un court métrage indépendant

Tourner un court sans moyen ?

Ok, l’objectif est de réaliser un long métrage indépendant avec un budget aussi sec que possible. Ou du moins limiter les dépenses. J’y reviendrai.

Mais c’est une longue préparation. Un long projet (encore que tout soit relatif, et qu’on puisse décider d’écrire / tourner / monter un long métrage en quelques semaines, j’en suis convaincu).

Et en attendant, il faut bien filmer, un peu. Tourner. Faire du cinéma. Quelque chose.
J’avais une vieille idée dans la tête. J’en ai parlé à un ami réalisateur. Nous avons redessiné certains contours du script, affiné les personnages, affuté les dialogues. Et hop ! « Gentlemen« , qui s’appelait initialement « Le Club » va sortir de terre le week end des 21 et 22 février prochains.

Les différentes étapes

Une très belle aventure jusque là. Qui vient de s’accélérer puisque :
– Le casting est bouclé, 5 comédiens de talent.
– Le script est achevé, même si les répétitions vont encore le bouger un peu, sûrement.
– Le lieu du tournage (unique) est validé, et parisien.
– Les dates sont donc bouclées, avec 2 répétitions les 8 janvier (demain !!) et 7 février.
– J’ai reçu la caméra que je voulais ! Une Bolex D16, caméra numérique 2K que j’avais utilisée sur un précédent court, Bang, bientôt visible. Bon, il ne me manque désormais que les objectifs…
– Je rencontre demain le chef op auquel je pense.
– J’ai plus que probablement une prod qui me suit sur le sujet.
bolex D16

Le rôle de la production

J’avais décidé de tourner ce court métrage sans prod. Autant pour l’expérience qui devait m’apporter de nombreuses leçons ; pour ne pas attendre d’en trouver une et ainsi avoir un film plutôt que rien ; pour prouver qu’on peut faire un film sans moyen ; pour commencer à fidéliser l’équipe autour du long.

Mais un ami producteur me suit finalement sur le projet Gentlemen. Bonne nouvelle. Oh pas tant sur l’aspect financier, mais sur les retombées du film.

Avoir une prod derrière, c’est s’assurer d’une certaine légitimité vis-à-vis des circuits de distribution : télévision, festivals, etc. C’est aussi prouver aux futures autres prods que oui, on peut me faire confiance. Enfin c’est apporter au film une dimension artistique supplémentaire, le regard expérimenté d’un vieux loup de mer qui me permettra, j’espère, d’éviter les écueils douloureux.

Alors me direz-vous, en quoi le film est-il indépendant ? Eh bien je reste maître des droits.

More to come soon ! Et impatient de retrouver les comédiens demain soir pour la première lecture.

Tenir un blog sur la fabrication d’un film indépendant (et s’y tenir)

Regarder des films pour mieux en faire

Je tourne autour du pot depuis un moment, mais le but de ce blog n’est pas tant de parler de cinéma que de la façon d’en faire.
Certes, voir des films aide à comprendre le cinéma, inspire, guide, voire permet d’essayer d’éviter certaines erreurs, ou simplement faire le tri dans des possibilités.

Fabriquer un film indépendant

Mais l’idée ici est surtout de raconter la fabrication. J’écris un script pour un long métrage, j’ai un court métrage en pré-production avec une date de tournage prévue en février, et deux autres projets au moins sur le feu avec un producteur, pour des courts là encore.

Chacune de mes critiques n’aura donc pour but que de tirer le meilleur du film en question dans le cadre de ces projets.

Par exemple, tenez, j’ai vu Only Lovers Left Alive, hier. Le film m’a apporté un semblant de réponse à une question d’un ami réalisateur à qui j’ai soumis mon projet de long métrage : quelle autre solution avons-nous pour indiquer que les personnages sont inscrits dans un propos plus grand qu’eux-mêmes, presque jusqu’à la mythologie ? Des pions d’un destin qui les dépasse ?
Dans le film de Jim Jarmusch, certains plans en plongée depuis les plafonds donnent cette sensation. Voici qui me sert ! (En outre, quel très beau film).

Je vais donc essayer, vraiment, de raconter mon parcours de réalisateur indépendant.
Oui, j’oubliais, je vais tenter de concrétiser ce projet de long métrage avec le minimum de moyens financiers possibles. Juste pour montrer que c’est possible.

See ya soon folks!