Long métrage indépendant : les choses se précisent

Je travaille sur un projet de film long métrage indépendant dont l’objectif est d’être réalisé sans moyens, en mode guérilla. Et certains éléments se mettent en place…

Serait-ce l’effet du printemps ? Les projets sont en floraison :
– Un court métrage (Bang) en sélection au Paris Short Film Festival
– Un autre court (Taxi) en préproduction, tournage en mai
– Un troisième toujours en maturation, bon.
– Mais surtout ce long métrage que j’écris doucement et qui vient de prendre une allure de croisière que, certes, j’espérais, mais pas si vite 😉

Feel Good Movie musical
Le projet est un Feel Good Movie autour de la musique. Mais il parle aussi de sujets annexes comme l’obligation de réussir, la foi en son talent malgré tout, ce genre de choses. Appelons ce film Rio (titre provisoire bien entendu).

J’en ai parlé à un comédien pour le rôle principal. Ca lui a plu. Il en a lui-même parlé à des étudiants en cinéma qui semblent intéressés. Je les rencontre rapidement. Bon, il va falloir rapidement que j’aille un peu plus loin que le synopsis !

La scène centrale emblématique
Je réfléchis notamment à la scène majeure du film : un concert dans une salle de spectacle pendant un festival du type « Nouvelle Star« , « The Voice » et compagnie. Encore une fois, tout ça sans moyens. Si nous réussissons cette scène, me dis-je, alors le film est réussi. Vous savez, je parle de ces scènes dont on se souvient bien après le film, qui les marque à jamais, scènes emblématiques, centrales, qui deviennent le symbole, l’icône du film. C’est ma scène de concert.

Comme le dit un commentaire sous la vidéo de Joseph Gordon-Levitt dansant tout peint de bonheur dans (500) Jours Ensemble :

« When you get to do this in a movie, that’s when you know you’ve made it. »

Je suis totalement absolument complètement d’accord.

Comment réussir cette scène ? Comment tourner avec un budget nul ce concert autour duquel tout le film tourne ?
Avec excitation, déjà 🙂

More to come soon!

BANG, 1ère sélection en festival

En mai 2014 j’ai passé une semaine à Los Angeles avec un ami comédien, réalisateur et producteur, Lotfaï. On nous a prêté une caméra, une Bolex D16, héritière de la célèbre caméra à main, version numérique. Nous en avons profité pour tourner deux courts métrages. Le premier, Bang, vient d’être sélectionné pour le Paris Short Film Festival qui se tiendra du 7 au 10 mai 2015.

Un budget proche de 0 €

bolex D16C’est une grande fierté parce que nous avons coréalisé ce film en une après-midi. Notre seule dépense aura été de $110, le coût de la chambre de motel dans laquelle se déroule une scène centrale du film. Le reste ne nous a rien coûté :
– casting assuré par nous-mêmes (Lotfaï) et des comédiennes qui nous ont généreusement offert leur temps et leur talent ;
– une voiture qui n’est autre que notre véhicule de location (une Mustang, c’est ce qu’on appelle de la « Production Value » les gars :)) ;
– un matériel prêté (merci everyone at DigitalBolex), y compris pour le son ;
– pas d’équipe technique, j’ai tenu la caméra et l’enregistreur son moi-même ;
– pas de lumière additionnelle ;
– étalonnage sur un mac perso ;
– montage assuré par Lotfaï ;
– script par moi-même.

Seule une bande son a nécessité l’achat de droits, pour une somme modique.

Que ce film tourné dans des conditions de plaisir enfantin soit sélectionné est une splendide récompense en soi.

N’hésitez pas à venir voir BANG à Paris ! Je vous tiendrai au courant du jour de sa projection asap as possible 🙂
affiche bang paris festival 2015_1
He should’ve picked up the kids…

Taxi, un court métrage indépendant (qui va devoir changer de titre)

Mazette, pas de publication sur ce blog depuis janvier… « écrire un blog sur le cinéma indépendant et s’y tenir », n’est-ce pas ?

Bref. Je n’ai toujours pas réalisé Gentlemen, le court métrage dont je parlais en janvier, donc. Parce que d’en avoir parlé avec un ami réalisateur et un autre producteur m’a cassé le moral, avouons-le. Il faut que je retrouve l’énergie nécessaire pour ce film. Et de l’argent pour produire les rares besoins.

Prochain court métrage indé : un huis clos dans un taxi

Taxi, court métrage indépendant
Quelques outils pour notre prochain film indé

En attendant, ne nous laissons pas abattre. Je travaille avec le même producteur (masochisme, quand tu nous tiens) sur un autre projet, que nous intitulons jusque là « Taxi« .
Le pitch : comment un chauffeur de taxi va-t-il réagir lorsque sa dernière cliente de la nuit lui donne, comme adresse de destination, sa propre adresse à lui ?

Il s’agit d’un huis-clos, dans un taxi donc. Un film indépendant, dans la mesure où c’est notre financement personnel qui va permettre de le faire exister. Avec des conséquences :
– limiter les coûts
– être suffisamment astucieux pour ça
– tourner dans des conditions à la fois libres et serrées.

Des GoPro embarquées

Par exemple, comment tourner dans une voiture ? Plusieurs films nous donnent des pistes, comme le très réussi Locke (si vous avez des exemples de films réussis qui se déroulent essentiellement dans des voitures, je suis preneur. Je vais aller voir Fast&Furious 7, tenez).

Notre choix se porte sur l’utilisation exclusive de GoPros à l’intérieur et à l’extérieur de l’habitacle. Faciles à cacher et à manipuler, jumelées à des micros répartis dans la voiture, ces caméras peuvent aussi filmer depuis l’extérieur grâce à leurs systèmes d’accroches et de ventouses.
Taxi, un court métrage ondé avec des gopro
Installation d’une GoPro sur un capot de Ferrari de banlieue

Mais c’est surtout pour le challenge que les GoPros me plaisent. Un film tourné entièrement avec elles, ça me plaît bien. Il n’y a guère que le court métrage et le cinéma indépendant qui permettent ce type d’expérience.

Dates de tournage prévues début mai. More to come soon folks! (promis)
Preparing an indy movie
Bon, il est plutôt sympa ce producteur finalement