Jour zéro : la première équipe

Pour préparer le tournage, et en particulier la première journée à Montereau, il a d’abord fallu réunir toute une équipe technique. Certes j’étais prêt à assumer un maximum de postes, scénariste, réalisateur, cadreur, script, compositeur, etc. (un etc. bien court en définitive, car il y a tout de même pas mal de postes que je ne me sentais pas, et ne me sens toujours pas, prêt à tenir, comme preneur de son ou monteur, sans parler de comédien), mais il valait mieux compter sur des pros, ou des personnes un peu plus expérimentées que moi pour que le film se fasse dans de meilleurs conditions. J’avais d’ailleurs en tête que l’un des intérêts d’un film par rapport à l’écriture d’un livre, c’est l’équipe. Je reviendrai probablement dessus un de ces jours.
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(Une grande et belle partie de la « 1ère équipe » en réunion de préparation de la 1ère journée de tournage. Merci à vous tous !!)

Bref : par l’entremise d’Auguste Dumay, qui interprète le personnage principal du long métrage autoproduit Le Retour de Marçao, j’ai ainsi pu rencontrer une belle team d’étudiants en audiovisuel. Ils avaient ensemble réalisé plusieurs courts métrages dans le cadre de leur année scolaire, et Auguste m’assurait du sérieux et de la compétence de chacun.

Une équipe technique, ça veut dire qu’il faut pourvoir à tous les postes qui participent à la conception d’un film (sans aucun ordre d’importance) :

  • Réalisateur, scénariste (ça c’est fait :p)
  • Chef Opérateur : La personne la plus importante sur un plateau après le réalisateur : il / elle crée l’image, en gérant la lumière, choisit en général la caméra en fonction des besoins du réalisateur, choisit les optiques, etc. Pour Marçao, nous avons le plus souvent tourné en lumière naturelle, et nous avons utilisé les optiques de la Bolex (des Kish à monture C)
  • Cadreur : il / elle se conjugue souvent avec le poste de Chef Opérateur. Il est le garant du bon cadre de l’image. Il tient donc la caméra. Ma Bolex (mon préciiieeeeuuuuux) !!
  • Preneur de son : en général un binôme ingé son + perchman. Le son, comme disait Spielberg, c’est 50% du film.
  • Monteur : c’est la personne qui va récupérer les images pour les assembler et raconter l’histoire. On est en plein dedans en ce moment. C’est chaud.
  • Producteur : la personne qui met de l’argent dans le film, mais qui peut aussi organiser le tournage (on l’appelle alors producteur exécutif), ou aller chercher l’argent. C’est le propriétaire du film à la fin (mais pas propriétaire du scénario).
  • Script : la personne qui clape (souvent), mais surtout qui note scrupuleusement les détails d’une scène, afin d’éviter les faux raccords (les erreurs de continuité d’une scène à l’autre).
  • HMC : Habillage, Maquillage, Coiffure. Très important, notamment parce que la lumière sur un plateau éclaire différemment les visages ! Ce sont aussi les premières personnes à intervenir le jour du tournage : on ne tourne que lorsque les HMC ont terminé leur travail 🙂

Ensuite il y a plein d’autres intervenants, que je détaillerai plus tard.

Ainsi soit-il. Un beau jour d’avril je me suis présenté dans une salle de classe pour faire leur rencontre. Et c’est quasi unanimement qu’ils ont accepté ce projet assez dingue : réaliser un long métrage de fiction. Ca les changeait des films institutionnels qu’on leur proposait à l’école ! Assez immédiatement la discussion a tourné autour de la faisabilité du projet. De ce que ça impliquait en termes de délais, de disponibilité, d’autorisation, etc. Nous nous connaissions depuis quelques minutes et déjà, nous parlions concrètement. C’est à n’en pas douter ce qui m’a tout de suite séduit chez ces étudiants motivés, cultivés, volontaires. J’avais la pression, moi qui étais sensé la leur mettre à eux ! Je n’avais alors qu’une quarantaine de pages de script (on estime qu’une page égale une minute de film). Mais j’ai adoré cette énergie spontanée, créative… Je me souviens d’Hugo disant clairement « Un long métrage, tu mets tes c*** sur la table ! ». Ca en disait long sur leur investissement prochain.

Je cause, je cause, mais je n’en oublie pas leurs noms (sauf à deux ou trois, pardon les gars) ! Les voici donc dans un désordre voulu 😉 Amaury Audoin, Damien Prin, Charlotte Barbé (qui fut la première à accepter de me rencontrer avant de me présenter toute l’équipe), Quentin Ormancey, Hugo Liebling, Antoine, l’autre Quentin, vint ensuite Elodie Chambrillon, puis Ludmilla, et enfin Antony Clément au départ de la production. La productrice finale du film, Véronique Sanchez, n’était pas très loin ! On la retrouvera sur Montereau dans un tout autre rôle, puis plus tard dans le film en tant que comédienne 😉 J’ajoute aussi Kiem Pham au son !

Peu après il y aura Ludivine Philippe notre habilleuse styliste, Jessica Rodriguez notre maquilleuse, puis Manon Delhomme et Ophélie Bazeille qui l’accompagneront. Hélora Moitaux sera assez vite de la partie également en tant qu’assistante de prod et script, et jusqu’au bout puisqu’elle travaille actuellement sur l’affiche ! Plus tard il y aura aussi Flavie Acier et Roberto d’Alessandro au montage !

J’espère n’oublier personne ! Ce serait involontaire de ma part. Merci à tous et toutes pour votre confiance insensée. Comme je le leur ai dit au retour des trois premiers jours de tournage à Montereau : c’est un honneur incroyable qu’ils m’ont fait d’avoir travaillé sur ce film. Et si certains n’ont pas poursuivi l’aventure jusqu’au bout, quelles qu’en soient les raisons, je conserverai toujours la chaleur de leur confiance.

Marçao Jour 1

Je me le promets depuis un moment, alors je vais tenir la promesse au moins pour moi-même, et j’espère pour vous ! Vous raconter le déroulement du tournage de mon premier film en long métrage Le Retour de Marçao, jour par jour 🙂

Let’s go.

Premier jour, dernière scène

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Le cinéma, et j’aime aussi en faire pour ça, c’est un assemblage d’images qui n’ont pas forcément été tournées dans l’ordre de l’histoire. Il y a même une dimension assez magique à tourner les scènes dans le désordre. Ca oblige à pas mal d’organisation, ça oblige à se projeter à différents moments du film comme un ping pong aléatoire, ça oblige à écrire de façon aussi serrée, et sérieuse, que possible. J’adore.

Et donc, au premier jour du tournage du Retour de Marçao (qui s’appelait à l’époque sobrement Rio), fut tournée la dernière scène du film. On ne peut pas faire plus bel effet miroir. Ce premier jour a eu lieu le samedi 5 juin 2015.

L’enjeu était assez dingue, et multiple : d’une part, débuter un tournage par la scène de fin. Belle pression : le cadreur n’avait jamais manipulé la Digital Bolex avec laquelle j’avais décidé de tourner le film. Comme ils étaient tous étudiants, leur seule expérience de tournage se limitait à des courts métrages réalisés dans le cadre de leur cursus. Moi non plus, je n’avais pas d’autre expérience que quelques courts. Manager une équipe complète sur un plateau, jamais fait.

Autre enjeu, et probablement le plus important : je n’avais pas le droit de rater ma scène. en effet, nous n’avions le temps que pour une seule prise. Deux minutes. Un go, un stop, et pas de seconde chance.

Un festival de 10 000 personnes

En effet, pas de seconde chance, parce que nous avons tourné entre deux concerts lors d’un festival en plein air, à Montereau (77). Et le changement de plateau entre chaque show était millimétré. Comme il fallait monter sur scène et jouer notre séquence devant le public, pas question de couper et de dire « on la refait ».

Pour réussir notre plan de la façon la plus sûre possible, étant donné que nous n’avions pas droit à l’erreur, nous sommes venus repérer le plateau la veille. La grande scène du festival où nous devions tourner était montée. Nous pouvions monter dessus et effectuer les premières « mécas », c’est-à-dire simuler la scène sans la caméra, vérifier les mouvements, répéter le texte, peaufiner la mise en scène, placer les techniciens et les comédiens, etc.

Sauf que…

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Des repérages qui tombent à l’eau

Sauf que le lendemain, jour du tournage, pas mal de choses avaient changé : l’accès à la scène par les backstages avait changé : la rampe par laquelle le comédien principal (Auguste Dumay) devait arriver jusqu’à la scène avait été enlevée. Elle ne servait qu’à charger le matériel. Il fallait donc revoir complètement notre séquence, et les fameuses mécas ne servaient plus à rien…

Par ailleurs, le timing était à priori en notre faveur : nous devions passer juste avant le concert de Yannick Noah, en milieu d’après midi. Cela nous laissait le temps pour : faire les réglages de la caméra, refaire des mécas, envisager une autre solution pour l’arrivée du personnage principal, etc.

montereau-festival-confluences-marcao-techniciensSauf que, là encore, ce qui devait être un avantage est devenu un inconvénient majeur, voire un vrai problème : pour lancer notre tournage nous devions nous conformer à l’avis du régisseur général. Régisseur sur un festival, c’est le chef, celui qui dit oui ou non. Pas un type rigolo. Le moindre problème, le moindre retard, et il peut parfaitement annuler ce qui n’était pas prévu à la base. Alors une demi douzaine d’amateurs qui s’immiscent dans son festival… un simple accroc au planning et hop ! à la trappe, notre tournage.

Et plus le temps passe, plus les changements de plateaux prennent du retard, et plus il est facile de le rattraper en nous annulant, nous. Pour tout dire, je suis resté convaincu pendant toute la journée (nous sommes arrivés à 11h) qu’à chaque seconde on allait nous dire que notre autorisation de tourner tombait à l’eau. En termes de management, belle leçon : surtout ne pas transmettre mes craintes à l’équipe ! Pas facile, d’autant plus que le directeur de la communication est venu me voir plusieurs fois, pour des questions mineures, mais à chaque fois qu’il me faisait signe pour me parler en « off », je m’attendais à ce qu’il me dise qu’on n’allait pas pouvoir tourner.

La scène de Yannick Noah

Et puis finalement, si. Nous avons tourné. Je me souviens parfaitement de cette longue minute avant le concert de Yannick Noah : nous, le cadreur, le perchman, son assistant qui devait courir poser un micro devant la scène pour prendre les éventuels applaudissements du public, les deux comédiens, l’assistante de prod (tous étudiants), et tout ce petit monde qui se faisait aussi discret que possible pour laisser les équipes de Noah et du groupe précédent se croiser pour changer les plateaux. Et au bout de cette longue minute où le régisseur pouvait encore nous dire non, je le vois se retourner vers moi. Je m’attends à ce qu’il me dise « c’est pas possible ». Mais de sa bouche sortent d’autres mots : « c’est à vous ».

Le moteur tournait depuis un moment. Alors Action. Et c’est parti.

Le public en face s’attend à voir Noah. Le festival est immense : 10 000 personnes (on me le confirmera par la suite) qui nous voient débarquer, totalement inconnus. Mais ils applaudissent. Ils crient pour nous accueillir. Le soleil est écrasant, le ciel est limpide. Notre expérience est extraordinaire. Je suis le cadreur, juste derrière lui (nous n’avons pour tout moniteur de contrôle qu’un fidèle Lilliput 5 pouces, prêté par un ami, Guillaume – merci à lui ! – branché sur la caméra) et je sais que la prise est bonne.

Coupez ! C’est dans la boîte, nous sortons de scène et nous explosons de joie.

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Ma plus grande émotion

Ma plus grande émotion pour cette première journée est d’avoir offert à mon équipe ce que je lui avais promis : une grande scène sur un grand festival, plusieurs milliers de spectateurs, et une aventure incroyable 🙂 Je ne remercierai jamais assez la mairie de Montereau de m’avoir permis de tourner cette séquence (je vous expliquerai un jour comment je suis parvenu à obtenir cette autorisation – totalement gratuitement), et je ne remercierai jamais assez mon équipe d’avoir été assez dingue pour me suivre !

(Photos Elodie Chambrillon)

La Route des Anges

La Route des anges est le titre préparatoire de mon prochain film, un long métrage dans lequel Fabrice Colson aura le 1er rôle.

J’ai eu la chance de rencontrer Fabrice sur le tournage du Retour de Marçao. C’est un acteur généreux, plein d’enthousiasme et très pro. Un vrai bonheur que de travailler avec lui sur les quelques scènes que je lui avais attribuées. Vous le connaissez : il participe à des dizaines de projets chaque année, séries, pubs, webseries, long métrages, courts métrages, Groland…

uber au bois dormant

Je vous l’avais dit.

J’avais en tête une histoire de road movie. Quelques idées, une intention surtout. Comme une atmosphère non encore contenue dans des mots. Un jour, en discutant avec Fabrice, je me suis aperçu que nous partagions le même goût pour Point Limite Zéro, superbe film sur l’apocalypse d’un homme. Ce film, j’en reparlerai sûrement, mais il me touche parce qu’il lâche tout. Ce lâcher-prise, voilà ce que je voudrais faire dans mon prochain film.

vanishing pointAu détour d’une journée de tournage j’ai regardé Fabrice. Il m’a soudain semblé évident qu’il ferait parfaitement l’affaire. Contre emploi, investissement dans un premier rôle, travail à long terme sur un personnage qui évolue : il m’a même semblé profondément injuste que personne avant moi n’ait pensé à lui pour un vrai grand rôle. L’autre magie du cinéma. Pour moi Fabrice est l’homme de la situation.

J’en ai parlé avec lui. L’idée lui a plu. Nous avons laissé mûrir un peu, comme c’est nécessaire pour qu’un projets gorge de concret et de plausible. Nous nous sommes revus. j’avais un synopsis plus étoffé, et Fabrice avait toujours envie.

Le coup de feu a claqué : la course est lancée. Merci à lui !

bertrand ploquin fabrice colson

Tournage : faire face à l’imprévu

Réaliser un film guérilla, c’est prendre des décisions rapides face aux événements inattendus, mais aussi préparer le terrain pour être le moins pris au dépourvu possible.

Demain nous démarrons donc notre 13ème jour de tournage. La scène concerne trois personnages, avec très peu de texte : l’un d’entre eux, Sammy, cherche le héros (Marçao). Il est lui-même suivi par les méchants, Olga et Ivan. Il s’agit de la scène 37 dans le script.

Être raccord : un enjeu à improviser

Cette scène doit être raccord avec la précédente, que nous n’avons pas encore tournée. Elle doit aussi faire un raccord avec une scène précédente que nous avons tournée… en septembre, sous un soleil magnifique. Demain, nous serons le 28 décembre. Et si la météo est particulièrement clémente en ce moment à Paris, d’une part il ne va pas faire 28° non plus ; d’autre part nous aurons beaucoup, beaucoup moins de lumière, tant en termes de durée (coucher du soleil prévu à ) qu’en termes de puissance.
meteo lundi 28 decembre 2015 a paris pour tourner un film guerilla Le Retour de Marçao
Ce qu’on appelle une bonne nouvelle

Vous me direz : « Pourquoi avoir attendu décembre pour tourner ? » et c’est une question légitime.
Il se trouve qu’un film guérilla se tourne d’abord en fonction des disponibilités de chacun. C’est la bonne volonté et le planning des comédiens qui décident de tout. Demain, les trois comédiens nécessaires à la scène 37 sont disponibles, la production aussi, l’équipe technique itou : ça tourne ! C’est ça la vie en mode guérilla 🙂

Lumière, température et solutions bis

Notre temps de tournage est donc réduit, pour ne pas manquer le créneau de soleil disponible, et pour ne pas que notre comédien qui interprète Sammy (Jean Seleskovitch) attrape froid.

Pour la lumière, pas grand chose à faire. Pour la température, nos options sont :
– soit il fait suffisamment chaud (une dizaine de degrés) et nous tournons en extérieur comme prévu.
– soit il fait trop froid et nous modifions la scène pour que le personnage de Sammy se retrouve non pas à pied, mais dans une voiture.
Notre souci vient du fait que la voiture initialement prévue, avec laquelle nous avons déjà tourné, et qui doit être raccord (si possible… mais c’est encore une autre histoire), n’est pas disponible.

Bref, prions pour qu’il fasse chaud ! Si vous passez devant un cierge, pensez à nous 🙂

Dans le doute, changer de projet

john ford western

C’est l’heure du plan B. Le manque de recul fait parfois perdre ses repères. Est-ce que mon histoire est bonne ? Est-ce qu’elle tient la route ? Mon intrigue secondaire n’est-elle pas trop forte ? Ne prend-elle pas le pas sur l’intrigue principale ? Le sujet n’est-il pas trop lourd ? ou au contraire trop léger ? Va-t-il intéresser les spectateurs ? Ma structure est-elle solide ? Et j’en passe. C’est la panique.

Autant de questions auxquelles il est très difficile de répondre quand on a la tête dedans. En fait, ce n’est pas tant qu’il soit difficile d’y répondre : c’est juste que les réponses changent tout le temps. C’est ça, le manque de recul.

Alors il faut faire lire. C’est une question de méthodologie. Accepter qu’un premier jet ne soit pas bon (je dirais même que c’est un prérequis : faites un mauvais 1er jet ! Mais faites-en un). Et passer à un autre projet. Laisser le premier décanter. Laisser vos lecteurs prendre le temps de lire et de faire leurs retours. Respirer.

Ah ! Ca va mieux. En plus mon second projet est une comédie.

Une citation pour accompagner ça avec de la glace : « Dans le doute, faites un western » — John Ford

L’heure a sonné de tout changer

Être ouvert à la critique, accepter de faire lire son synopsis, son traitement… Tout ça est bien beau, mais voilà : ça peut donner envie de tout changer.

Je crois fermement qu’il est important de « challenger » son projet. Il est si facile de s’enfermer, de s’enferrer dans une structure ou des personnages simples à cadrer. Mais comme le disait je ne sais plus qui, la seule question qui vaille quand on écrit un scénario est « et si… ? »

Remettre en question, accepter l’exercice de tout balayer pour mieux rassembler ce qui est épars et en extraire le meilleur d’une histoire. C’est le principe du tamis. Il faut tamiser.

Bon, il est l’heure de m’y remettre, maintenant.

Budget d’un film

Conversations à 24 h d’intervalle.

La première avec un ami producteur. A qui j’expose mon projet de scénario de long métrage et qui me dit que c’est bien beau tout ça (en substance) mais un long métrage c’est au bas mot 3 semaines de tournage et des frais incompressibles de 40 000 €.

La seconde avec un ami comédien et réalisateur qui a tourné un long métrage sur 4 semaines pour 8 000 € donc (seulement) 6 000 de sa poche.

Il y a des solutions à tout.